Parc national du Mont-Tremblant : 1 510 km² de nature laurentienne, routes de canot, 400 km de sentiers, orignaux, plus ancien parc protégé du Québec.

Parc national du Mont-Tremblant : le plus grand parc du Québec

Parc national du Mont-Tremblant : 1 510 km² de nature laurentienne, routes de canot, 400 km de sentiers, orignaux, plus ancien parc protégé du Québec.

Quick facts

Situé dans
Laurentides, Québec
Meilleure période
Juin–oct. (randonnée/pagaie) ou jan.–mars (ski de fond)
Comment y aller
140 km au nord de Montréal via l'autoroute 15 (1 h 30–2 h)
Durée recommandée
2 à 5 jours

Le parc national du Mont-Tremblant n’est pas la station de ski. La distinction est fondamentale : les visiteurs qui arrivent en s’attendant au village piétonnier et aux télécabines découvrent plutôt 1 510 kilomètres carrés de nature sauvage laurentienne protégée — le plus grand parc provincial du Québec et l’un des plus anciens espaces protégés du Canada, créé en 1894. Le parc précède la station de ski de quatre décennies et obéit à une logique entièrement différente : les orignaux d’abord, puis les huards, puis les canoteurs qui passent une semaine à sillonner le réseau de lacs intérieurs sans apercevoir une seule route asphaltée.

Le parc entoure, chevauche et écrase littéralement l’empreinte de la station. Il compte 33 lacs dans ses limites, des centaines d’étangs, six grandes rivières et un réseau de sentiers de plus de 400 kilomètres qui traverse des terrains allant des basses terres douces de la vallée de la rivière du Diable jusqu’aux sommets de granit exposés de l’intérieur du parc. La faune est véritablement sauvage — les populations d’orignaux sont florissantes, les ours noirs habitent les forêts, et la population de huards sur les lacs intérieurs est assez dense pour que leurs appels lancinants accompagnent chaque soirée d’été.

Le parc est géré par la SEPAQ (Société des établissements de plein air du Québec), l’organisme provincial des parcs québécois, qui exploite un système de réservation pour les terrains de camping et les sites en nature sauvage. Les places se remplissent rapidement pour les fins de semaine estivales. Il est fortement recommandé de réserver sur le site de la SEPAQ dès l’ouverture des réservations à la fin de l’hiver pour les visites en juillet et août.

Les secteurs : Diable, Pimbina et L’Assomption

Le parc national comprend trois secteurs d’accès principaux, chacun avec son caractère et ses infrastructures propres. Les comprendre est essentiel pour planifier sa visite — ils sont séparés par de grandes distances et ne sont pas reliés par des routes intérieures.

Le secteur de la rivière du Diable (aussi appelé secteur Saint-Donat côté est, ou accès La Conception/Lac Monroe côté ouest près de la ville de villégiature) est le plus fréquenté et le plus accessible. Le lac Monroe, grand lac au cœur de ce secteur, dispose d’un grand terrain de camping, de location de canots, d’une plage et des départs de sentiers pour la plupart des randonnées populaires du parc. C’est ici que séjournent la majorité des visiteurs à la journée et des campeurs occasionnels.

Le secteur Pimbina, au sud-est du parc, s’aborde depuis Saint-Donat, une paisible ville lacustre à la lisière est du parc. Moins fréquenté que le secteur du Diable, il donne accès à un ensemble différent de lacs intérieurs, dont le lac des Sables et le lac Provost. Le réseau de pistes de ski de fond de ce secteur est particulièrement développé pour les visiteurs hivernaux.

Le secteur de L’Assomption, au nord, est le plus reculé et le moins aménagé, offrant l’expérience de nature sauvage la plus authentique mais exigeant une plus grande autonomie des visiteurs.

Canot et canot-camping

Le canot-camping est l’expérience emblématique du parc national du Mont-Tremblant — l’activité pour laquelle le parc est le mieux conçu et celle qui capture le mieux son caractère. Un réseau de portages relie les lacs intérieurs, permettant aux pagayeurs de traverser l’arrière-pays en portant leur équipement d’un campement à l’autre, passant des nuits successives sur différents lacs sans retracer leur route.

Les portages vont de courts passages plats de 200 mètres à de longues montées de plus d’un kilomètre, et les traversées de lacs entre eux varient de la traversée de petits étangs boisés intimes jusqu’à la pleine longueur de 14 kilomètres du lac Tremblant en eau libre. Les canoteurs expérimentés peuvent concevoir des itinéraires de plusieurs jours — quatre à sept jours — qui traversent de larges portions de l’intérieur du parc, campant sur des sites désignés en bordure de lac accessibles uniquement par l’eau.

Pour les pagayeurs moins expérimentés, les excursions à la journée sur le lac Monroe depuis le camping principal sont tout à fait réalisables et donnent un vrai sens du caractère lacustre du parc. La location de canots et kayaks est disponible à la plage du lac Monroe durant l’été. Le lac Monroe est également assez grand pour offrir une belle expérience de pagaie — les collines boisées environnantes et l’absence de bateaux motorisés donnent au lac un air véritablement sauvage malgré sa proximité du camping.

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Randonnée : des promenades lacustres aux panoramas de sommets

Les 400 kilomètres de sentiers de randonnée du parc comprennent tout, des boucles accessibles en bord de lac adaptées aux familles avec de jeunes enfants jusqu’aux exigeants sentiers de sommet nécessitant une journée entière et une bonne préparation physique.

Le sentier La Corniche est parmi les plus célébrés des Laurentides — un chemin de crête qui suit des affleurements de granit exposés au-dessus de la ligne des arbres sur de longues sections, offrant des vues panoramiques sur les lacs en contrebas. Le sentier est accessible mais exigeant, avec un dénivelé important et un terrain accidenté. Prévoir une journée entière.

Le sentier Le Centenaire atteint le sommet du pic le plus haut accessible du parc à travers une forêt boréale mixte et du granit exposé, émergeant au-dessus de la ligne des arbres sur un sommet offrant une vue à 360 degrés sur le parc environnant. Le sentier est bien balisé et prend environ 4 à 5 heures aller-retour depuis le point de départ au lac Monroe.

Le réseau de sentiers de la rivière du Diable longe la vallée de la rivière à travers des sections de forêt ancienne et passe devant une série de rapides et de chutes, en faisant l’une des options les plus pittoresques à faible difficulté du parc. La forêt riveraine abrite certains des plus vieux bouleaux jaunes et érables à sucre du parc, et la rivière est audible et visible sur une grande partie du parcours.

Des sentiers d’interprétation courts près du camping et de la plage du lac Monroe offrent des options accessibles aux familles de 1 à 3 kilomètres, avec une signalisation expliquant l’écologie, la géologie et la faune du parc.

Faune : orignaux, huards et ours noirs

Le parc national du Mont-Tremblant abrite l’une des plus fortes densités d’orignaux des Laurentides méridionales. La probabilité d’observer un orignal est élevée pour les visiteurs qui passent deux nuits ou plus dans le parc — particulièrement à l’aube et au crépuscule près des berges de lacs, des baies marécageuses et des sections peu profondes des rivières où les orignaux se nourrissent de végétation aquatique.

Les orignaux sont de grands animaux qui semblent paisibles mais peuvent être dangereux lorsqu’on les approche, surtout les femelles avec leurs faons en début d’été. Les directives du parc recommandent de maintenir une distance minimale de 30 mètres et de ne jamais se placer entre une femelle et son faon. Les animaux sont tout à fait à l’aise avec la présence de canots à distance raisonnable, et certains lacs intérieurs du parc ont des orignaux régulièrement observés par les campeurs.

Les huards sont omniprésents sur les lacs intérieurs et leurs appels — ce cri tremblant qui porte des distances extraordinaires sur l’eau calme au crépuscule — sont le son emblématique d’une soirée dans l’arrière-pays du parc. Les couples de huards nichent sur presque chaque lac et s’observent facilement depuis un canot à distance respectueuse.

Les ours noirs sont présents dans tout le parc. Des boîtes anti-ours ou les systèmes de suspension fournis par le parc sont requis pour l’entreposage des aliments sur les sites en nature sauvage. Les rencontres sont généralement bénignes — les ours noirs sont timides et se retirent lorsqu’ils prennent conscience de la présence humaine. Des protocoles de bon sens pour l’entreposage des aliments éliminent la grande majorité des interactions problématiques.

L’activité des castors est visible sur presque chaque rivière et en bordure de nombreux lacs. Les étangs créés par leurs barrages créent des habitats humides qui soutiennent une plus grande biodiversité, et observer un castor travailler à son barrage à la lumière du soir est une rencontre faunique fiable dans tout le parc.

Ski de fond en hiver

En hiver, le parc se transforme en l’une des premières destinations de ski de fond du Québec. Le réseau de sentiers exploité par la SEPAQ couvre plus de 80 kilomètres de pistes damées pour le ski classique et le pas de patin, avec des abris chauffés à intervalles réguliers. Le secteur Pimbina dispose des infrastructures hivernales les plus développées, et les pistes y sont considérées parmi les meilleures des Laurentides.

Le camping hivernal dans le parc — en utilisant les refuges chauffés (chalets) que la SEPAQ exploite sur des sites en arrière-pays — est une expérience de plus en plus populaire pour les visiteurs qui souhaitent s’immerger dans l’hiver laurentien autrement qu’à travers la vitre d’une station. Les refuges sont chauffés au bois, accueillent quatre à huit personnes et constituent une base véritablement confortable pour le ski de randonnée dans l’intérieur du parc.

La raquette est possible sur nombre de sentiers de randonnée estivaux, et des sorties guidées en raquette partent des principaux accès du parc tout au long de la saison hivernale. La pêche sur glace est autorisée sur les lacs désignés avec les permis appropriés.

Camping et hébergement

Le camping du lac Monroe dans le secteur du Diable est l’installation phare du parc — plusieurs centaines d’emplacements, des douches, une plage, la location de canots et une programmation d’interprétation tout au long de l’été. Les réservations via la SEPAQ sont indispensables pour les fins de semaine estivales, en particulier en juillet et août. Le camping affiche complet sur la plupart des fins de semaine de l’été en quelques heures après l’ouverture des réservations.

Les sites de camping en nature sauvage le long des routes de canot et des sentiers de randonnée doivent être réservés à l’avance via le système SEPAQ. Le système attribue des sites précis pour chaque nuit, garantissant le respect des limites de capacité et que l’expérience lacustre ne soit pas submergée par l’affluence.

Le parc exploite également une série d’abris prêts-à-camper — des cabines surélevées style HUTTOPIA et des refuges traditionnels — qui offrent un hébergement plus confortable aux visiteurs souhaitant accéder au parc sans camper sous la tente. Ces options sont particulièrement prisées des familles et plus facilement disponibles à court terme que les emplacements de tente.

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Comment s’y rendre et informations pratiques

Les principaux points d’accès du parc sont atteints depuis la ville de Mont-Tremblant (et non la station) pour le secteur occidental du Diable, et depuis Saint-Donat pour le secteur oriental Pimbina. Depuis Montréal, l’accès occidental est d’environ 140 kilomètres via l’autoroute 15 nord puis la route 117, soit 1 h 30 à 2 heures en circulation normale. L’accès oriental par Saint-Donat est plus long en distance et en temps.

La SEPAQ perçoit un droit d’entrée pour le parc national — actuellement 9,25 $ CA par adulte par jour, payable aux postes d’entrée ou à l’avance en ligne. La passe annuelle des parcs SEPAQ couvre tous les parcs nationaux du Québec et représente une bonne valeur pour les visiteurs prévoyant plusieurs visites de parcs.

La couverture cellulaire à l’intérieur du parc est extrêmement limitée et dans de nombreux secteurs inexistante. Les cartes hors ligne téléchargées (l’application SEPAQ ou AllTrails) sont importantes ; des cartes papier des sentiers sont disponibles aux postes d’entrée. Pour le canot-camping, une carte émise par le parc montrant le réseau de portages et les emplacements des campements est indispensable et disponible aux bureaux du parc.

Le village de Mont-Tremblant et la ville de villégiature offrent les services complets les plus proches — épiceries, restaurants, boutiques d’équipement — pour les visiteurs qui organisent une visite du parc. Le guide des Laurentides et l’aperçu des choses à faire fournissent un contexte régional plus large pour combiner le parc avec d’autres expériences laurentiennes.

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