Quick facts
- Meilleure période
- Déc–Mar (ski) ou Sep–Oct (couleurs d'automne)
- Durée recommandée
- 2 à 4 jours
- Langues
- Français (dominant), anglais couramment parlé dans les stations
- Distance de Montréal
- 80 à 140 km au nord
Les Laurentides commencent presque immédiatement au nord de la banlieue montréalaise et s’étendent sur 200 kilomètres dans le Bouclier canadien — un paysage de collines de granite arrondi, de milliers de lacs et de forêt boréale qui s’embrase de rouge et d’orange chaque septembre. C’est le terrain de jeu de Montréal : assez proche pour une escapade du vendredi soir, assez varié pour remplir une semaine d’exploration, et ancré par Mont-Tremblant — l’une des destinations de villégiature les plus complètes de l’est du Canada.
L’infrastructure touristique de la région se développe depuis les années 1920, lorsque le chemin de fer a rendu les lacs des Laurentides accessibles aux Montréalais fuyant la chaleur estivale. Le train a disparu, remplacé par le P’tit Train du Nord, une piste multifonctionnelle qui suit l’ancien tracé ferroviaire sur 232 kilomètres à travers les montagnes. Les stations de ski ouvertes dans les années 1930 et 1940 ont grandi pour devenir de grandes opérations hivernales, et le village piétonnier de Mont-Tremblant — inspiré de la place du village québécois et reconstruit dans les années 1990 — a donné à la région un ancrage de destination quatre saisons qui fonctionne aussi bien en juillet qu’en janvier.
À faire dans les Laurentides
Skier à Mont-Tremblant
Mont-Tremblant est l’expérience emblématique des Laurentides en hiver, et elle opère à une échelle qui la distingue des autres stations de ski de la région. La montagne compte 102 pistes réparties sur 645 hectares de terrain skiable, avec une dénivellation de 645 mètres depuis un sommet situé à 875 mètres d’altitude. Le versant nord offre le terrain le plus escarpé — des pistes expertes comme Expo et Beauchemin qui plongent dans les arbres denses — tandis que les versants sud et sud-est accueillent les longues pistes intermédiaires qui font de Mont-Tremblant l’une des meilleures montagnes de croisière au Québec.
Le village-station au pied des pentes est l’autre moitié de l’expérience Tremblant. Construit dans le style vernaculaire québécois — façades de bois colorées, clochers et places pavées — il est explicitement conçu pour les piétons (pas de voitures dans le cœur du village) et abrite une soixantaine de restaurants, bars et boutiques. La culture de l’après-ski y est aussi développée que partout en Amérique du Nord, avec musique live, fondue et poutine au programme dès la fermeture des remontées.
Parcourez les circuits dans les Laurentides et à Mont-Tremblant au départ de Montréal sur GetYourGuideLa saison de ski s’étend généralement de la fin novembre au début avril, avec enneigement artificiel sur la partie basse dès l’ouverture. La période des Fêtes et la semaine de relâche de février sont les plus achalandées et les plus coûteuses ; janvier offre généralement le meilleur rapport qualité-prix avec des températures fiables et moins d’affluence.
Pédaler ou skier sur le P’tit Train du Nord
Le P’tit Train du Nord est l’une des grandes conversions de voies ferrées en piste récréative en Amérique du Nord. La ligne du Canadien Pacifique qui reliait autrefois Montréal à Mont-Laurier a été abandonnée dans les années 1980 et transformée en piste multifonctionnelle de 232 kilomètres qui traverse vallées et cols de montagne à travers 14 communautés des Laurentides. En été, c’est une piste cyclable ; en hiver, elle devient une piste de ski de fond et de raquette, entretenue sur toute sa longueur.
La section sud, de Saint-Jérôme à Mont-Tremblant, couvre environ 110 kilomètres et peut se parcourir confortablement en deux jours, avec nuitées dans des auberges en bordure de piste. La pente est douce tout au long du parcours — le chemin de fer d’origine ne pouvait se permettre de fortes montées — ce qui la rend accessible aux cyclistes récréatifs et pas seulement aux cavaliers expérimentés. Des services de location de vélos sont disponibles en plusieurs points sur la piste, et des services de transfert de bagages permettent aux cyclistes de faire envoyer leurs sacs d’une étape à l’autre.
En hiver, le ski de fond sur la piste est parmi les mieux aménagés au Québec. La surface damée et l’infrastructure de refuges chauffés, de haltes-repas et d’hébergements en bordure de piste rendent les traversées de plusieurs jours praticables même pour les skieurs de niveau intermédiaire.
Randonnée et pagaie dans le parc national du Mont-Tremblant
Le parc national qui entoure la montagne de la station de ski est une tout autre proposition — 1 510 kilomètres carrés de nature sauvage des Laurentides protégée, avec 33 lacs, de nombreuses rivières et 150 kilomètres de sentiers pédestres. Le parc est plus ancien que la station : fondé en 1894 comme premier parc national du Québec, il fonctionne toujours comme un véritable espace sauvage plutôt que comme un aménagement touristique.
Le secteur de la Rivière du Diable, près du village de Mont-Tremblant, est le point d’accès le plus facile. De là, des randonnées à la journée mènent au sommet du Mont-Tremblant (la vraie montagne, et non le domaine skiable) à travers une forêt boréale mixte, avec des vues sur le pays des lacs environnants depuis le sommet. Le canotage-camping est l’expérience sauvage phare du parc — un réseau de portages relie les lacs intérieurs pour des expéditions de plusieurs jours en canot pouvant s’étendre sur une semaine sans rebrousser chemin.
L’orignal est fréquent dans le parc, particulièrement au bord des lacs et dans les secteurs marécageux à l’aube et au crépuscule. L’ours noir, le castor, le huard et le balbuzard font régulièrement partie des observations. Le parc exploite des terrains de camping dans tous les grands secteurs et loue des canots et des kayaks aux principaux points d’accès.
Randonnées automnales et lacs
Les couleurs d’automne des Laurentides atteignent généralement leur apogée à la fin septembre et au début octobre, transformant le pays des collines en un tableau saturé de rouges, d’oranges et de jaunes qui attire photographes et amateurs de feuillage de tout le Québec et de l’Ontario. La palette est dictée par les espèces dominantes : l’érable à sucre, l’érable rouge, le bouleau jaune et le peuplier faux-tremble, qui changent à des rythmes légèrement différents et créent des effets de couleur en couches sur les flancs des collines.
La route 117, de Saint-Jérôme à travers Saint-Sauveur, Sainte-Adèle et Mont-Tremblant, est accessible, mais les vraies couleurs se trouvent sur les petites routes qui s’éloignent de la grand-route vers les rives des lacs. La route 329 au nord de Sainte-Agathe-des-Monts vers Val-David longe une série de lacs avec des toiles de fond boisées d’une beauté exceptionnelle à la pleine saison des couleurs. De nombreux visiteurs louent des canots ou des kayaks sur le lac des Sables ou le lac Tremblant pour avoir le meilleur angle sur les flancs de collines.
Saint-Sauveur et les villages du sud
Le sud des Laurentides — la section la plus proche de Montréal, entre Saint-Jérôme et Sainte-Agathe — a un caractère différent de la zone de villégiature de Mont-Tremblant. Les villages de Saint-Sauveur, de Morin-Heights et de Val-David se sont développés comme communautés d’artistes et lieux de villégiature estivale au milieu du XXe siècle, et ont conservé un caractère créatif et légèrement bohème aux côtés de leur infrastructure touristique.
Val-David est le centre culturel de cette zone sud : un village compact avec ateliers de poterie, ateliers d’estampe, galeries d’art et un festival annuel reconnu (le festival 1001 Pots en juillet). Le village est situé dans la vallée de la Rivière du Nord et offre un excellent accès aux parois d’escalade — Val-David est le centre d’escalade en rocher du Québec, avec des centaines de voies boulonnées sur les affleurements de granite des collines environnantes.
Morin-Heights est une plus petite station de ski populaire auprès des débordements de Mont-Tremblant et des cyclistes en été — le village possède une culture du café bien développée et un accès à d’excellents sentiers de vélo de montagne sur les collines environnantes.
Quand visiter les Laurentides
Décembre à mars, c’est la saison de ski. Mont-Tremblant fonctionne de manière fiable dès la fin novembre, et les autres stations — Mont-Saint-Sauveur, Morin-Heights, Mont-Blanc et une douzaine d’autres — ouvrent dès le début décembre. Janvier offre le meilleur rapport qualité-prix et des températures fiables ; la semaine de relâche de février et la période des Fêtes sont les plus achalandées et les plus chères. Mars offre des conditions de ski de printemps — températures plus douces, neige molle en après-midi — que de nombreux skieurs expérimentés préfèrent.
Juillet et août sont la saison des lacs. Les villages riverains se remplissent de Montréalais fuyant la chaleur de la ville ; sports nautiques, randonnée et calendrier d’activités estivales de la station (télécabines, vélo de montagne, concerts en plein air) sont tous au programme. Le village de Mont-Tremblant est animé et achalandé ; les réservations sont fortement recommandées.
Septembre et octobre offrent le pic des couleurs d’automne et beaucoup moins d’affluence qu’en été. La randonnée, le vélo et la pagaie restent excellents, les températures sont fraîches et agréables, et le paysage est à son plus dramatique. Le P’tit Train du Nord sous les couleurs d’octobre est une expérience vélo à ne pas manquer.
Avril à juin est la basse saison — certains services sont réduits et les stations de ski sont fermées, mais les prix sont plus bas et la transition du paysage de l’hiver vers l’été a son propre caractère.
Où séjourner dans les Laurentides
Le village-station de Mont-Tremblant possède la plus grande concentration d’hébergements — plusieurs centaines de chambres d’hôtel réparties dans plusieurs établissements au cœur du village piétonnier, des chambres d’hôtel standard aux unités de copropriété à plusieurs chambres idéales pour les familles et les groupes. Le Fairmont Tremblant, au pied de la montagne, est l’adresse la plus prestigieuse ; les appartements Club Intrawest autour des places du village offrent plus de flexibilité.
Le village de Mont-Tremblant (la véritable municipalité historique, à 10 minutes en voiture de la station) a un caractère québécois plus authentique — une vraie petite ville avec des restaurants indépendants, une rue principale et des auberges.
Sainte-Adèle, à mi-chemin entre Montréal et Mont-Tremblant, dispose d’une solide infrastructure hôtelière, dont le grand complexe de villégiature de L’Estérel sur le lac Dupuis, qui fonctionne à l’année avec spa complet et programmation d’activités de plein air.
Gîtes et chalets dans toute la région : les Laurentides ont une longue tradition de location de chalets — des cottages et chalets privés en bord de lac sont disponibles sur de multiples plateformes de location, et un chalet privé sur un lac des Laurentides est l’expérience locale authentique pour les familles ou les groupes.
Comment s’y rendre et se déplacer
De Montréal en voiture : l’autoroute 15 nord relie directement Montréal à Mont-Tremblant sur environ 140 kilomètres. En circulation normale, le trajet prend environ 90 minutes. Le vendredi soir et avant les longs week-ends de congé, l’autoroute peut se congestionner considérablement — partir avant 14 h ou après 19 h aide beaucoup.
De Montréal en autobus : plusieurs navetteurs assurent un service régulier depuis la gare centrale d’autobus de Montréal et les grands hôtels vers Mont-Tremblant, particulièrement durant la saison de ski. Le trajet prend 2 à 2 h 30 et évite le problème de stationnement à la station.
Transport local : une voiture est indispensable pour explorer au-delà de la station de Mont-Tremblant. Les villages sont répartis sur une vaste zone géographique, et les transports en commun entre eux sont minimaux. Pendant la saison de ski, la station de Mont-Tremblant exploite un système de navettes gratuites dans la zone de la base de la station.
Excursions et destinations à proximité
Depuis Mont-Tremblant, la ville régionale de Mont-Tremblant (distincte de la station) vaut une après-midi — une vraie petite ville québécoise avec restaurants et services sur la Rivière du Diable. Le lac Tremblant, le lac de 14 kilomètres qui borde la station, peut se découvrir en kayak ou en planche à pagaie de location.
Saint-Donat, à 40 kilomètres à l’est de Mont-Tremblant, est une plus petite ville de villégiature lacustre nichée entre plusieurs grands lacs et la limite du parc — plus tranquille et moins développée, avec un excellent accès aux sentiers de randonnée dans le parc national depuis son secteur est.
Québec est à 4 à 5 heures à l’est de Mont-Tremblant par les routes 117 et 323 — une journée complète de route qui ne s’improvise pas en excursion à la journée, mais qui contextualise bien les Laurentides au début ou à la fin d’un plus long itinéraire québécois.
Réservez des excursions dans la région de Montréal et des circuits dans les Laurentides sur GetYourGuideQue manger dans les Laurentides
La scène gastronomique des Laurentides a considérablement évolué au-delà du socle poutine-et-fondue propre aux stations. Le village de Mont-Tremblant compte des restaurants allant de la cuisine régionale raffinée aux bistrots québécois et aux options internationales, et la qualité des meilleurs établissements reflète la clientèle aisée qu’attire la station.
La poutine est incontournable au moins une fois — la version des Laurentides est généralement orthodoxe (frites, fromage en grains, sauce), mais certaines cuisines ajoutent des garnitures de produits locaux. La tourtière (la tourte à la viande québécoise), la tarte au sucre et les produits de l’érable figurent régulièrement sur les menus de la région.
Le corridor du P’tit Train du Nord a développé sa propre culture gastronomique — les cafés et bistrots en bordure de piste dans les anciennes gares ferroviaires de Saint-Faustin–Lac-Carré, de Val-David et de Labelle sont parmi les options les plus attachantes de la région.
En hiver, la tradition de la cabane à sucre s’anime : les cabanes à sucre de toutes les Laurentides proposent des repas traditionnels de la récolte de l’érable — fèves au lard, jambon fumé, tire sur la neige (sirop d’érable versé sur la neige et roulé sur un bâtonnet) — de février à avril.
Conseils pratiques
Réservations : Mont-Tremblant lors des week-ends de pointe en ski et pendant la période des Fêtes devrait être réservé des mois à l’avance. Les emplacements de camping du parc national pour juillet et août se remplissent rapidement ; réservez via le système de réservation de la Sépaq (Parcs Québec) dès l’ouverture des disponibilités au printemps.
Coûts : les Laurentides ne sont pas une destination économique aux standards québécois. Les billets de remontées mécaniques à Mont-Tremblant coûtent de 110 à 130 $ CA par jour en haute saison ; les restaurants du village-station sont également tarifés à la prime. Les villages du sud et le corridor de la piste sont plus abordables.
Langue : le français est la langue dominante des Laurentides, et en dehors des zones de station, la maîtrise de l’anglais varie. Au village de Mont-Tremblant et dans les grandes stations de ski, le personnel parle généralement bien anglais. À Val-David, à Sainte-Agathe et dans les plus petites communautés, faire un effort en français est à la fois apprécié et utile en pratique.
Météo : les hivers des Laurentides sont véritablement froids — des températures de -15 °C à -25 °C sont normales de décembre à février, et le facteur vent peut faire descendre la température ressentie encore plus bas. Habillez-vous en couches de ski ou d’hiver appropriées. Les températures estivales sont agréables, de 20 à 28 °C, bien que le pays des lacs des Laurentides connaisse des saisons actives de mouches noires et de moustiques de mai à juillet.
Les Laurentides valent-elles le déplacement ?
Les Laurentides justifient leur réputation de premier terrain de jeu de montagne quatre saisons de l’est du Canada. Pour les Montréalais, la région est pratiquement incontournable — c’est la soupape de la ville, le paysage de fin de semaine, l’endroit où des générations de familles québécoises ont eu leur chalet et skié. Pour les visiteurs venant de plus loin, la combinaison de l’infrastructure de villégiature de Mont-Tremblant, des 232 kilomètres de récréation de plein air accessible du P’tit Train du Nord et des couleurs d’automne des Laurentides place cette région fermement dans le premier palier des expériences de voyage au Québec. Venez en hiver pour un ski de classe mondiale avec un caractère québécois qu’aucune station de l’Ouest ne peut reproduire ; venez à l’automne pour des couleurs qui rivalisent avec le Vermont, avec une fraction des foules.
Questions fréquentes sur les Laurentides
Les Laurentides sont-elles bonnes pour les familles ? Oui — Mont-Tremblant dispose de programmes de ski pour enfants, de patinoire, de luge et d’activités en station qui conviennent aux familles. En été, les lacs, la randonnée et les activités de plein air du parc national fonctionnent bien avec des enfants de tous âges.
Faut-il parler français dans les Laurentides ? À Mont-Tremblant et dans les grandes stations, le personnel parle généralement bien anglais. Dans les villages plus petits comme Val-David ou Sainte-Agathe-des-Monts, quelques mots de français sont appréciés et souvent pratiquement utiles.
Quelle est la meilleure façon de se rendre à Mont-Tremblant depuis Montréal ? En voiture par l’autoroute 15 nord (environ 90 minutes en circulation normale) ou en navette depuis le centre-ville de Montréal (2 à 2 h 30). La navette est recommandée pendant les week-ends de ski pour éviter les embouteillages.
Peut-on visiter les Laurentides sans voiture ? Mont-Tremblant station peut se visiter sans voiture via les navettes depuis Montréal, et le village de la station est entièrement piéton. Pour explorer les villages du sud ou le parc national, un véhicule est pratiquement nécessaire.