Parc national du Bic près de Rimouski : parc côtier du Bas-Saint-Laurent, phoques, kayak de mer, caps sur le Saint-Laurent.

Parc national du Bic : le fjord côtier du Québec

Parc national du Bic près de Rimouski : parc côtier du Bas-Saint-Laurent, phoques, kayak de mer, caps sur le Saint-Laurent.

Quick facts

Situé à
Le Bic, Bas-Saint-Laurent, Québec
Meilleure période
Juin–octobre
Comment y aller
20 km à l'ouest de Rimouski sur la route 132
Durée recommandée
1-2 jours

Le parc national du Bic surprend au premier regard, et c’est précisément cette surprise qui fait son charme. La rive sud du Saint-Laurent est généralement plate — terres agricoles, marais tidaux, quelques escarpements — puis, au Bic, la côte explose soudainement en une série de promontoires rocheux, caps et îles qui s’avancent dans l’estuaire. La géologie complexe de failles et de plis tectoniques a façonné l’un des parcs côtiers les plus dramatiquement beaux du Québec.

Le parc a été fondé en 1984, mais la présence humaine sur les caps du Bic remonte à plus de 8 000 ans — des occupations autochtones de la période archaïque y sont documentées, et les Mi’gmaq ont utilisé ce site pour la pêche et la chasse pendant des millénaires avant la colonisation française. Les îles offshore étaient réputées comme terrains de chasse aux phoques par les premiers explorateurs français, une tradition remplacée aujourd’hui — heureusement pour les phoques — par l’observation.

Les phoques : la faune emblématique du parc

Les phoques communs (Phoca vitulina) et les phoques gris (Halichoerus grypus) utilisent les îles rocheuses et les pointes exposées du parc comme sites d’échouage tout au long de l’été. Le Bic offre l’une des occasions d’observation des phoques les plus fiables et accessibles au Québec — les animaux sont habitués à l’environnement du parc et peuvent être approchés depuis des belvédères désignés à des distances permettant une observation claire sans jumelles, même si les jumelles enrichissent considérablement l’expérience.

Comportement d’échouage : Les phoques « s’échouent » (montent sur les rochers) principalement pour se reposer, réguler leur température corporelle et muer à la fin de l’été. Le groupe d’échouage mélange les deux espèces, ce qui rend le Bic idéal pour apprendre à les distinguer : le « museau de cheval » du phoque gris et le « visage de chien » arrondi du phoque commun sont nettement différents depuis les belvédères.

Sites d’observation : Le réseau de sentiers du Cap-à-l’Orignal, dans la section centrale du parc, offre les meilleurs points de vue — positions en falaise à 15–30 mètres au-dessus des rochers d’échouage. Le personnel du parc gère l’accès à ces points en haute saison avec interprétation et gestion des flux. Le belvédère de la Pointe-aux-Épinettes, dans la section est, est un autre excellent site.

Effectifs : Un jour d’été typique, 50 à 100 phoques peuvent être visibles depuis les principaux belvédères. En fin d’été, les effectifs peuvent être plus importants.

Le kayak de mer : la meilleure expérience du parc

Le kayak de mer dans le parc national du Bic — dans les chenaux tidaux entre les îles rocheuses, autour des caps et dans les anses abritées — est sans doute la plus belle expérience de kayak accessible aux pagayeurs intermédiaires dans le bas Saint-Laurent. Les eaux intérieures protégées du parc sont calmes pour les débutants en excursion guidée, tandis que les sections de la côte extérieure offrent un vrai défi aux kayakistes expérimentés.

Excursions guidées : Les Écumeurs du Saint-Laurent proposent des sorties kayak guidées à l’intérieur du parc. Les demi-journées se concentrent sur les chenaux entre les îles avec observation des phoques au niveau de l’eau. Les journées complètes s’étendent le long des sections côtières. L’opérateur connaît parfaitement les conditions tidales locales.

Kayak autonome : Les kayakistes expérimentés avec leur propre équipement peuvent mettre à l’eau depuis des points désignés dans le parc. Les courants tidaux dans les chenaux entre les îles extérieures sont significatifs et doivent être pris en compte dans la planification ; le centre d’accueil fournit les données de marée actuelles.

Camping en kayak : Le parc dispose d’un petit nombre d’emplacements de camping accessibles uniquement en kayak, réservables via le système Sépaq. Ces emplacements figurent parmi les plus convoités du Bas-Saint-Laurent et se réservent des mois à l’avance.

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Sentiers de randonnée

Le parc compte environ 25 km de sentiers de randonnée, tous situés dans la section principale de la péninsule.

Sentier du Chemin-du-Nord : Un parcours de 9,5 km longeant la frange côtière nord du parc, avec plusieurs belvédères sur l’estuaire, les îles et les montagnes de Charlevoix visibles par temps clair. Ce sentier donne également accès aux meilleurs points d’observation des phoques à l’est du parc.

Sentier Cap-à-l’Orignal : La boucle de 5,5 km autour du cap central du parc, qui inclut les meilleurs belvédères en falaise pour observer les phoques et les paysages côtiers les plus dramatiques. C’est le sentier que font la plupart des visiteurs, et sa popularité est méritée. La position du cap avancé dans l’estuaire offre des vues à 270 degrés sur l’eau.

Sentier de la Coulée : Un sentier plus court (3,5 km) à travers la forêt intérieure, moins spectaculaire que les parcours côtiers, mais productif pour la faune forestière — oiseaux boréaux, parulines en migration printanière et orignaux occasionnels.

Sentier du Ruisseau-Creux : Un sentier de 4 km menant à une petite cascade dans la section ouest du parc, à travers une forêt mixte à grande diversité botanique, notamment des orchidées en début d’été.

Mares tidales et biologie marine

La zone tidale du parc — la bande intertidale entre les niveaux des hautes et basses eaux sur la rive rocheuse — est l’une des plus diversifiées et accessibles du bas Saint-Laurent. À marée basse, les rochers et les mares exposés abritent des oursins violets, crabes verts, bernard-l’ermite, plusieurs espèces de bigorneaux, bernacles, moules bleues, fucus, et dans les mares plus profondes, des étoiles de mer, chaboisseaux et anémones.

Le parc propose des programmes d’interprétation des mares tidales en été — des sorties guidées de 2 heures à marée basse avec des naturalistes qui identifient les espèces et expliquent l’écologie. Ces programmes sont excellents pour les familles.

Le village de Le Bic

Le village de Le Bic, directement adjacent au parc, est l’un des plus charmants du Bas-Saint-Laurent — une petite communauté de pêcheurs et d’agriculteurs avec une église patrimoniale, des maisons de bois colorées et le parc comme toile de fond immédiate.

Auberge du Mange Grenouille : L’établissement le plus célèbre de Le Bic et l’un des meilleurs restaurants du Bas-Saint-Laurent. Le restaurant fonctionne depuis des décennies avec une mise constante sur les produits régionaux — fruits de mer du Saint-Laurent, agneau et produits laitiers des fermes locales, plantes sauvages de la côte voisine. La salle à manger occupe une maison victorienne avec vue sur le fleuve. Réservation indispensable.

Café Le Bic : Un café décontracté au centre du village proposant café, pâtisseries et repas légers. Point de rencontre pour les visiteurs du parc et les habitants.

Camping dans le parc

Le parc du Bic dispose de deux zones de camping : un terrain avec services et branchements électriques près de l’entrée, et une zone plus rustique pour tentes seulement. La capacité totale est modérée et les deux zones se remplissent entièrement en juillet et août. Les réservations via le site Sépaq ouvrent en février chaque année ; les week-ends de juillet et août se remplissent en quelques heures après l’ouverture des réservations.

La proximité des belvédères d’observation des phoques permet aux campeurs de s’y rendre tôt le matin, avant l’arrivée des visiteurs à la journée — l’un des avantages distincts de séjourner dans le parc.

L’hiver au parc national du Bic

Le parc est ouvert en hiver pour la raquette et le ski de fond sur sentiers balisés. Le paysage côtier hivernal — neige sur les caps rocheux, glaces flottantes sur le Saint-Laurent, phoques échoués sur des banquises — est extraordinaire et pratiquement inconnu des visiteurs estivaux. Le centre d’accueil fonctionne en hiver avec des horaires réduits. L’hébergement dans le parc ferme ; Le Bic et Rimouski servent de bases hivernales.

Comment se rendre au parc national du Bic

L’entrée du parc se trouve sur la route 132, à environ 20 km à l’ouest de Rimouski (20–25 minutes en voiture) et à environ 340 km à l’est de Québec (3,5 heures).

Depuis Québec : Autoroute 20 est jusqu’à Rimouski, puis route 132 ouest jusqu’au Bic. Ou la route 132 sur toute la distance pour le trajet panoramique.

En autobus : Les autobus Orléans Express de Québec à Rimouski s’arrêtent au Bic sur demande, rendant le parc accessible sans voiture pour ceux qui séjournent au Bic ou à Rimouski.

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Foire aux questions sur le parc national du Bic

Peut-on observer les phoques sans bateau ? Oui — c’est l’un des atouts distinctifs du parc du Bic. Les belvédères en falaise du sentier Cap-à-l’Orignal et du sentier du Chemin-du-Nord permettent d’observer clairement les sites d’échouage sans embarcation. Les phoques sont suffisamment proches pour une bonne observation aux jumelles.

Faut-il une expérience en kayak de mer pour les excursions guidées ? Aucune expérience préalable n’est requise pour les excursions guidées dans les chenaux intérieurs proposées par Les Écumeurs. Le guide fournit les instructions et les chenaux intérieurs sont calmes. La forme physique et l’aisance sur l’eau sont un plus. Pour le kayak autonome, l’expérience et la connaissance des conditions tidales locales sont indispensables.

Comment le parc du Bic se compare-t-il au parc national Forillon ? Ils sont complémentaires plutôt que concurrents. Forillon (à la pointe de la Gaspésie, 300 km à l’est) offre un relief vertical plus dramatique et le Sentier international des Appalaches. Le Bic dispose d’une écologie côtière plus complexe avec une meilleure observation des phoques. Les deux sont excellents ; ceux qui font le circuit complet Bas-Saint-Laurent/Gaspésie devraient visiter les deux.

Le parc est-il bondé en été ? Juillet et août peuvent être animés, particulièrement les week-ends. Le camping se remplit et les sentiers principaux peuvent être fréquentés dès la mi-matinée. Arriver avant 9h (surtout pour les belvédères aux phoques, où la lumière du matin est meilleure) améliore considérablement l’expérience. Les visites en semaine sont bien plus tranquilles que les week-ends.

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