Sécurité au Canada : voyager en toute tranquillité
Le Canada est-il sûr pour les touristes ?
Le Canada est l'un des pays les plus sûrs au monde pour les voyageurs. Les taux de criminalité sont faibles, le système de santé est excellent, et la plupart des risques sont environnementaux plutôt qu'humains. La faune sauvage, la météo et les terrains isolés sont les principaux dangers à gérer.
Le Canada est régulièrement classé parmi les destinations touristiques les plus sûres au monde. Sur les critères qui comptent pour les voyageurs — criminalité violente, sécurité dans les rues, stabilité politique, qualité des soins et fiabilité des infrastructures — le Canada devance la majorité des pays et se compare favorablement même au sein du monde développé.
Cela dit, le Canada présente de véritables risques. Ils sont simplement différents de ceux que les visiteurs imaginent. Les rencontres avec la faune, les conditions météorologiques extrêmes et les dangers des zones sauvages éloignées sont les véritables préoccupations pour la plupart des voyageurs au Canada — pas le vol à la tire ou les arnaques touristiques. Ce guide aborde les deux aspects.
Le tableau général de la sécurité
Le Canada se classe dans les 10 premiers mondiaux dans la plupart des indices de sécurité. Pour le contexte :
- Criminalité violente : le taux de criminalité violente au Canada est nettement inférieur à celui des États-Unis. Le taux d’homicides au Canada est d’environ 1,8 pour 100 000 habitants (contre environ 6,3 aux États-Unis).
- Sécurité des touristes : l’Indice mondial de la paix place régulièrement le Canada parmi les 10 à 15 pays les plus pacifiques. Les incidents visant des touristes sont rares.
- Stabilité politique : le Canada dispose d’institutions démocratiques solides et n’a connu aucune instabilité politique dans son histoire moderne.
- Infrastructures : routes, ponts, services d’urgence, hôpitaux — tout est maintenu à un niveau élevé. Les pannes de courant et défaillances d’infrastructures sont peu fréquentes, sauf en cas de météo extrême.
Les problèmes de santé et de sécurité les plus courants auxquels font face les visiteurs au Canada ne sont pas liés à la criminalité : il s’agit d’entorses et blessures dues à des activités de plein air, de maladies liées au froid, de coups de soleil (les UV sont intenses en altitude), et de piqûres d’insectes.
Sécurité en ville
Les grandes villes
Toronto, Vancouver et Montréal sont toutes très sûres selon les normes internationales. Les quartiers touristiques, les réseaux de transport en commun et les centres-villes sont praticables à toute heure du jour ou de la nuit pour la grande majorité des visiteurs.
Toronto : le centre-ville, Midtown, Harbourfront, le Distillery District et la plupart des zones touristiques sont sûrs. Le quartier Moss Park/Regent Park à l’est du centre présente des taux plus élevés d’activité liée à la drogue — ce n’est pas une zone touristique et les visiteurs s’y rendent rarement.
Vancouver : le centre-ville et les zones touristiques (Gastown, Yaletown, Granville Island, la promenade en bord de mer) sont très sûrs. Le Downtown Eastside (DTES), notamment autour de Hastings et Main, est la zone canadienne la plus visible de toxicomanie, de pauvreté et d’itinérance. Ce n’est pas un endroit dangereux pour les visiteurs qui y passent — c’est profondément triste à voir — mais ce n’est pas une zone à explorer après la tombée de la nuit.
Montréal : le Vieux-Montréal, le Plateau-Mont-Royal, Mile End et le centre-ville sont tous sûrs et bien surveillés. Aucune zone de préoccupation significative pour les touristes.
Québec : l’une des villes les plus sûres du Canada. La criminalité est très faible ; les zones touristiques sont extrêmement sécurisées.
Calgary et Edmonton : globalement sûres. Edmonton affiche un taux de criminalité plus élevé que les autres grandes villes canadiennes selon les normes canadiennes, notamment dans certains quartiers du centre — mais il ne s’agit pas de zones touristiques.
Petite délinquance
Les vols à la tire et les vols de sacs existent au Canada comme dans tout environnement urbain, mais sont bien moins fréquents que dans la plupart des villes européennes. Les précautions habituelles s’appliquent :
- Gardez vos sacs devant vous dans les transports bondés
- Ne laissez pas d’objets de valeur visibles dans une voiture garée
- Utilisez les guichets automatiques à l’intérieur des banques ou des magasins plutôt que des machines isolées dans la rue la nuit
- Conservez votre passeport en sécurité à votre hébergement (une copie numérique couverte par l’assurance voyage suffit pour la plupart des besoins quotidiens)
Les effractions dans les voitures sont le délit contre les biens le plus souvent signalé affectant les touristes — notamment dans les parcs nationaux et les points de vue panoramiques où les voitures de location avec des bagages visibles sont des cibles. Ne laissez jamais d’objets de valeur dans une voiture dans un parc national ou un parking touristique.
Sécurité face à la faune
La faune sauvage est la principale préoccupation sécuritaire au Canada que la plupart des visiteurs sous-estiment. Le Canada abrite de véritables prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire dans ses parcs nationaux et zones sauvages — qui méritent d’être respectés.
Les ours
Le Canada abrite des ours noirs et des grizzlis. Les deux sont présents dans les parcs nationaux de l’Ouest canadien et dans les zones sauvages à travers le pays. Les ours ne sont pas intrinsèquement agressifs, mais les ours surpris, les ours avec leurs petits et les ours habitués à la nourriture humaine sont dangereux.
Règles essentielles en territoire à ours :
- Faites du bruit lors de la randonnée (parlez fort, frappez des mains, criez dans les virages en angle mort) pour éviter de surprendre un ours
- Randonnez en groupes de trois personnes ou plus si possible — les randonneurs solitaires ont une part disproportionnée des rencontres avec des ours
- Portez un spray antiours et sachez comment l’utiliser (disponible à la location à Banff, Jasper et dans la plupart des villes de parcs nationaux)
- Ne vous approchez jamais d’un ours pour prendre des photos — jamais
- Conservez toute nourriture, ordures et produits parfumés dans un véhicule ou un casier à ours lors du camping — pas dans une tente
- Si vous croisez un ours sur un sentier, évaluez la situation : un ours qui vous repère et s’éloigne, c’est bien. Un ours qui s’approche, non. Reculez lentement et calmement. Utilisez le spray antiours s’il charge à moins de 10 mètres.
Le spray antiours est plus efficace que les armes à feu pour arrêter une charge d’ours, selon les études. Portez-le sur vous lors de randonnées en pays de grizzlis, pas dans votre sac.
Les grizzlis se trouvent principalement en Colombie-Britannique, en Alberta, au Yukon et dans certaines parties des Territoires du Nord-Ouest. Les ours noirs se trouvent dans la majeure partie du Canada, y compris en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse.
Les pumas (lions des montagnes)
Rares à observer mais présents en Colombie-Britannique et dans certaines parties des Rocheuses. Si vous rencontrez un puma : ne courez pas (cela déclenche l’instinct de chasse). Tenez-vous droit, faites face à l’animal, reculez lentement. Rendez-vous plus imposant. Faites du bruit. Ne vous accroupissez pas.
Les orignaux
Les orignaux sont grands, imprévisibles et bien plus dangereux que la plupart des gens ne le réalisent. Un orignal est plus grand qu’un cheval et peut être extrêmement agressif — surtout les femelles au printemps et les mâles en rut à l’automne (septembre-octobre). Gardez vos distances avec les orignaux, ne les approchez jamais et ne vous interposez jamais entre une mère et son veau.
Les orignaux représentent également un danger majeur sur les routes la nuit — particulièrement au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, en Ontario et à Terre-Neuve. Leurs yeux ne réfléchissent pas bien les phares et ils peuvent surgir soudainement sur une route. Conduisez avec prudence au crépuscule et à l’aube en territoire à orignaux.
Tiques et insectes
Tiques : les tiques à pattes noires (tiques du cerf) transmettent la maladie de Lyme et sont présentes dans le sud de l’Ontario, certaines parties de la Colombie-Britannique, et de plus en plus au Québec et dans les Maritimes. Après toute promenade dans des herbes hautes ou des zones boisées dans ces régions, vérifiez la présence de tiques sur votre corps et vos vêtements. Les répulsifs à base de DEET sont des moyens de dissuasion efficaces. Portez des manches longues et des pantalons longs dans les zones à forte présence de tiques au printemps et en début d’été.
Moustiques : importants dans le nord du Canada, les Prairies et partout près des lacs et des zones humides en été. Non porteurs de maladies préoccupantes au Canada pour la plupart des voyageurs (le virus du Nil occidental est très rare). Les répulsifs au DEET ou à la picaridine les neutralisent efficacement.
Mouches noires : intenses dans le nord de l’Ontario, au Québec et dans d’autres régions forestières en mai et juin. Sans danger au-delà des démangeaisons, mais leur nombre peut être vraiment oppressant. Les filets de protection pour la tête sont la protection la plus efficace si vous passez du temps dans les zones fortement touchées.
Faune marine
Les orques et autres espèces de baleines sont sans danger à observer — elles n’attaquent pas les humains. Les phoques et les lions de mer sont généralement sans danger si l’on respecte leur espace ; les mâles territoriaux peuvent être agressifs si on les approche trop près. Aucun requin ne représente une menace réaliste pour les nageurs sur les côtes canadiennes.
Sécurité face à la météo
Le climat canadien est le risque sécuritaire le plus sérieux que les visiteurs sous-estiment systématiquement.
Le froid
Les températures hivernales au Canada ne sont pas seulement inconfortables — elles peuvent être mortelles. Au Québec, en Ontario, dans les Prairies et dans le nord du Canada, des températures de -20 °C à -40 °C (avec le facteur éolien) sont normales en janvier. La peau exposée gèle en 10 à 30 minutes à ces températures.
Règles pour les voyages par temps froid :
- Habillez-vous en couches — base en laine ou matière synthétique, couche intermédiaire isolante, coque extérieure coupe-vent/imperméable
- Couvrez toute peau exposée à des températures inférieures à -15 °C
- Surveillez les signes d’engelures : engourdissement, peau qui blanchit, perte de sensation
- Surveillez les signes d’hypothermie : frissons incontrôlables, confusion, difficulté à parler
- Ne sous-estimez jamais le facteur éolien — une journée à -10 °C avec un vent de 30 km/h ressemble à -20 °C
Même la météo estivale dans les Rocheuses peut être dangereusement froide si vous êtes mal habillé. Des chutes de température de 15 à 20 °C entre le matin et le soir sont courantes. Consultez notre guide de bagages pour les vêtements adaptés à chaque saison.
Avalanches
En hiver et au printemps, le risque d’avalanche est réel dans les terrains montagneux. N’allez pas hors-piste dans les domaines skiables de randonnée sans formation aux avalanches, un émetteur-récepteur pour avalanches, une sonde et une pelle. Dans les parcs nationaux, vérifiez les prévisions d’Avalanche Canada (avalanche.ca) avant toute activité en arrière-pays. Sur les pistes balisées, respectez strictement les fermetures des stations.
Chaleur extrême
Les étés canadiens peuvent apporter une chaleur extrême, notamment dans les villes (l’effet d’îlot de chaleur urbain est significatif à Toronto et Montréal) et dans l’intérieur de la Colombie-Britannique. Le « dôme de chaleur » de 2021 qui a tué des centaines de personnes en Colombie-Britannique est un rappel brutal que la chaleur extrême est un risque canadien réel, pas seulement une préoccupation pour les pays plus chauds.
Lors des vagues de chaleur :
- Restez hydraté
- Recherchez des espaces climatisés (centres commerciaux, bibliothèques, centres de rafraîchissement communautaires)
- Ne laissez jamais d’enfants ou d’animaux dans des véhicules garés
- Vérifiez sur vos voisins âgés
La foudre
Les orages de l’après-midi sont fréquents dans les Rocheuses de juin à août. Si vous êtes surpris au-dessus de la limite des arbres, descendez immédiatement. La foudre au-dessus de la limite des arbres représente un risque réel sur les crêtes et les sommets exposés. Vérifiez les prévisions météo avant les randonnées alpines et prévoyez un plan en cas d’orage.
Fumée d’incendies de forêt
La Colombie-Britannique et l’Alberta connaissent des saisons d’incendies de forêt pouvant produire une fumée dense affectant la qualité de l’air dans des régions entières. En cas de mauvaise qualité de l’air (IQA supérieur à 150), il est déconseillé de faire de l’exercice en extérieur et les personnes souffrant de problèmes respiratoires devraient rester à l’intérieur. Consultez AirHealth.ca ou AirNow pour la qualité de l’air en temps réel.
Santé
Le système de santé au Canada
Le Canada possède un excellent système de santé public — mais il n’est pas gratuit pour les visiteurs. Les soins médicaux au Canada sans assurance sont extrêmement coûteux. Une visite aux urgences coûte de 1 000 à 5 000 $ CA selon la province et le traitement. Une hospitalisation peut coûter de 5 000 à 15 000 $ CA par jour.
Une assurance voyage avec couverture médicale complète est indispensable pour tous les visiteurs au Canada. Ce n’est pas facultatif. Vérifiez que votre assurance couvre :
- Les soins médicaux d’urgence et l’hospitalisation
- L’évacuation médicale (particulièrement importante pour les voyages en milieu sauvage)
- L’interruption et l’annulation de voyage
Pharmacies et médicaments
Les pharmacies (Shoppers Drug Mart, Rexall, Jean Coutu au Québec et pharmacies indépendantes) sont bien approvisionnées et disponibles dans toutes les villes et la plupart des villes touristiques. Les pharmaciens peuvent fournir des conseils et délivrer certains médicaments sans ordonnance qui nécessitent une prescription ailleurs. Cependant, les médicaments sur ordonnance doivent être prescrits par un médecin canadien ou apportés de chez vous avec l’emballage d’origine et une lettre du médecin. Consultez notre guide de bagages pour les conseils sur les médicaments à emporter.
Eau potable
L’eau du robinet est potable dans toutes les villes et la plupart des villages. Dans les zones de camping et de nature sauvage en arrière-pays, traitez l’eau des sources naturelles (ébullition, filtre ou comprimés d’iode/purification). La giardiase est présente dans les sources d’eau des zones sauvages canadiennes.
Protection solaire
Les rayonnements UV sont intenses au Canada, notamment en altitude dans les Rocheuses (1 500 à 3 500 m) et dans le nord du Canada pendant les longues journées d’été. La crème solaire SPF 50+, les lunettes de soleil et un chapeau sont importants même par temps nuageux en altitude.
Sécurité routière
Animaux sauvages sur les routes : comme indiqué ci-dessus, les orignaux représentent un danger routier sérieux dans de nombreuses régions, notamment à l’aube et au crépuscule. Dans les parcs nationaux, soyez attentif aux élans, cerfs et ours sur les routes à tout moment.
Conduite hivernale : les routes canadiennes peuvent être extrêmement dangereuses en hiver. Si vous louez une voiture en hiver, assurez-vous qu’elle est équipée de pneus hiver (obligatoires par la loi dans certaines provinces, dont la Colombie-Britannique et le Québec sur certaines routes). Réduisez votre vitesse sur les routes verglacées, maintenez une distance de sécurité bien supérieure et emportez un kit d’urgence (couverture, câbles de démarrage, pelle, sable ou litière pour chat pour l’adhérence).
Conduite en zones reculées : la Transcanadienne et les grandes routes sont bien entretenues. Les routes isolées (Dempster, Cassiar, certaines parties de la route de l’Alaska) comportent de longs intervalles sans services et des risques de dommages routiers. Consultez notre guide en camping-car pour la préparation à la conduite en zones reculées.
Services d’urgence
Le numéro d’urgence au Canada est le 911 dans toutes les provinces et tous les territoires. Il permet de contacter la police, les pompiers et les ambulances.
Dans les zones sauvages reculées sans couverture cellulaire, un radiophare de localisation personnelle (PLB) ou un communicateur satellite (Garmin inReach, SPOT) est fortement recommandé. De nombreux sentiers de randonnée dans les parcs nationaux n’ont pas de service cellulaire.
La Croix-Rouge canadienne et diverses organisations provinciales de recherche et de sauvetage interviennent lors d’urgences en milieu sauvage. La plupart des parcs nationaux disposent de gardes forestiers qui effectuent des patrouilles de sécurité — inscrivez vos plans de randonnée (obligatoire pour certains itinéraires d’arrière-pays) afin qu’ils sachent vous chercher si vous ne rentrez pas.
Recommandations par type de voyageur
Voyageurs axés sur les villes : la criminalité représente un risque vraiment faible. Faites preuve de bon sens urbain habituel. Votre plus grand risque est probablement le coût des soins de santé en cas de problème — souscrivez une assurance voyage.
Voyageurs en plein air et randonneurs : la faune, la météo et le terrain sont les vrais risques. Portez un spray antiours en territoire à ours, vérifiez les prévisions météo avant les activités alpines et informez quelqu’un de votre itinéraire.
Voyageurs hivernaux : habillez-vous correctement. Les engelures et l’hypothermie sont évitables avec les bons vêtements. Ne sous-estimez pas les températures hivernales canadiennes.
Familles avec enfants : le Canada est extrêmement sûr pour les familles. Les principales choses à apprendre aux enfants : les règles concernant la faune (ne jamais approcher les animaux) et les précautions par temps froid. Consultez notre guide de planification voyage en famille.
Foire aux questions sur la sécurité au Canada
Le Canada est-il plus sûr que les États-Unis ?
Oui, selon presque tous les indicateurs mesurables. Le taux de criminalité violente au Canada est environ 3 à 4 fois inférieur à celui des États-Unis. La violence armée est nettement moins répandue. Le Canada dispose également d’un système de santé universel, ce qui signifie que les frais médicaux d’urgence ne sont pas un facteur pour les résidents canadiens (bien que les visiteurs ne soient pas couverts).
Y a-t-il des régions du Canada à éviter ?
Aucune région du Canada n’est interdite aux touristes. Certains quartiers du centre-ville de Vancouver (Downtown Eastside), Toronto (quelques secteurs) et Edmonton sont mieux évités après la tombée de la nuit, mais ce ne sont pas des zones touristiques et les visiteurs les rencontrent rarement.
Que faire en cas d’urgence avec la faune ?
Appelez le 911 si vous êtes dans une zone couverte par le réseau cellulaire. Pour une rencontre avec un ours qui se transforme en charge — déployez le spray antiours. Pour un puma — rendez-vous plus grand, faites face à l’animal, ne courez pas. Pour toute urgence liée à la faune dans un parc national, contactez les rangers de Parcs Canada (numéros affichés à tous les points d’entrée des parcs et aux kiosques des terrains de camping).
Dois-je me faire vacciner pour entrer au Canada ?
Aucune vaccination n’est requise pour entrer au Canada. Les vaccinations standard à jour (hépatite A, tétanos) sont recommandées à titre de bonne pratique générale. Le vaccin contre la rage est parfois recommandé pour les longs séjours de randonnée en nature sauvage. Vérifiez les conseils de santé aux voyageurs de votre pays d’origine.
Comment rester en sécurité par grand froid ?
Habillez-vous en couches (laine ou matière synthétique, jamais de coton près du corps par grand froid), couvrez toute peau exposée en dessous de -15 °C, et connaissez les signes des engelures et de l’hypothermie. Rester sec est aussi important que rester au chaud — des vêtements mouillés évacuent la chaleur du corps très rapidement. Consultez notre guide de bagages pour l’hiver pour des conseils détaillés.
Le Canada est-il sûr pour les voyageuses seules ?
Oui — le Canada est régulièrement classé parmi les pays les plus sûrs pour les voyageuses en solo. Les mêmes précautions urbaines sensées s’appliquent comme partout : soyez consciente de votre environnement, faites confiance à votre instinct et informez quelqu’un de votre itinéraire si vous partez dans des zones reculées. Les villes canadiennes ont une culture de vie nocturne active que les voyageuses en solo fréquentent en toute sécurité chaque jour.
Quel est le plus grand risque sécuritaire que la plupart des visiteurs ne prévoient pas ?
Conduire sur des routes verglacées en hiver. Les conditions de conduite hivernale au Canada sont sévères et la plupart des visiteurs internationaux n’ont jamais conduit sur de la glace et de la neige compactée. Si vous louez une voiture en hiver, soyez très prudent jusqu’à ce que vous compreniez le comportement du véhicule sur des surfaces glissantes. De nombreux accidents graves au Canada impliquent des touristes peu familiers avec les conditions de conduite hivernale.